Arts d’Asie
Estimation et rachat d’objets d’art d’Asie à Genève
Statuettes en jade ou en pierre dure, porcelaines de Chine, bronzes, laques du Japon, estampes, paravents, peintures sur soie, meubles en bois exotique, objets de lettré, netsuke, cloisonnés : les arts d’Asie sont très présents dans les intérieurs genevois. Beaucoup ont été rapportés par des voyageurs, des diplomates ou des négociants au XIXe et au XXe siècle ; d’autres ont été achetés auprès de marchands européens spécialisés.
C’est un domaine où les écarts de valeur sont parmi les plus spectaculaires. Un objet impérial ou de belle époque peut atteindre des sommes considérables, tandis qu’une production d’exportation ou une copie récente, d’apparence proche, n’a qu’une valeur décorative. Le marché est international et exigeant.
Nous examinons vos objets d’Asie à Genève et dans les communes voisines, à domicile ou sur photos. L’estimation est gratuite et sans engagement ; pour les pièces majeures, nous vous orientons si nécessaire vers un spécialiste.

Jade et pierres dures
Statuettes en jade : authentique, pierre de substitution ou imitation ?
Le jade est au cœur de la civilisation chinoise depuis des millénaires. Il désigne en réalité deux minéraux distincts, la néphrite et la jadéite, auxquels se mêlent de nombreuses pierres de substitution : serpentine, stéatite, aventurine, quartzites teintés, et aujourd’hui verre ou résine.
Pour estimer une statuette ou un objet en pierre dure, nous observons la matière, sa densité, sa translucidité, sa fraîcheur au toucher et sa couleur, puis la qualité de la sculpture : finesse des détails, polissage, travail des parties ajourées. Les figures de divinités, d’immortels, de personnages et d’animaux sont très nombreuses, et leur valeur dépend autant de la matière que de l’exécution et de l’époque.
Un socle en bois sculpté d’origine, ajusté à la pièce, est un indice intéressant à conserver.

Critères de valeur
Ce qui fait la valeur d’un objet d’Asie
L’époque est déterminante : un objet des dynasties Ming ou Qing n’a pas la même valeur qu’une production du XXe siècle. Les marques de règne peintes sous les porcelaines doivent être lues avec prudence, car elles ont souvent été reproduites à des époques postérieures, en hommage ou pour tromper.
La qualité d’exécution est le deuxième critère : finesse du décor, précision de la sculpture, qualité de la glaçure, harmonie des couleurs. La provenance joue un rôle croissant : un objet dont on peut retracer l’histoire, par exemple rapporté par un ancêtre au début du XXe siècle, avec des documents, est plus recherché qu’un objet sans passé connu.
L’état, enfin, compte beaucoup : fëlures, éclats, restaurations sont examinés de près par les amateurs.
Sur photos
Photographier un objet d’Asie
Les détails qui permettent une première orientation, sans avoir à déplacer vos objets.
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Plusieurs angles
De face, de profil, de dos et de dessus, en lumière naturelle.
- 2
Le dessous
Base d’une porcelaine avec sa marque, dessous d’un bronze ou d’une statuette, socle.
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Les détails du décor
Gros plan sur les visages, les motifs peints ou sculptés, les inscriptions.
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Les défauts
Fëlures, éclats, restaurations, manques.
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L’histoire
Tout ce que vous savez de la provenance : voyage, date, documents.
Porcelaines de Chine et du Japon
Porcelaines bleu et blanc, famille verte, famille rose, céladons, porcelaines d’Imari et de Satsuma : les céramiques asiatiques sont les objets les plus fréquents. Beaucoup ont été produites pour l’exportation vers l’Europe, en grande quantité ; certaines sont d’une qualité remarquable. Les pièces destinées au marché intérieur chinois, plus rares en Europe, sont souvent les plus recherchées.
Bronzes, laques et cloisonnés
Les bronzes bouddhiques, brûle-parfums et vases archaïsants, les laques japonais décorés d’or, les émaux cloisonnés aux couleurs vives forment une autre famille importante. Là encore, la qualité d’exécution distingue les pièces majeures des productions courantes.
Ivoire, corne et espèces protégées
De nombreux objets d’Asie anciens comportent de l’ivoire, de l’écaille de tortue ou de la corne de rhinocéros. Leur commerce est strictement encadré en Suisse et à l’international, et parfois interdit. Nous vous indiquons au cas par cas ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, avant toute démarche. Nous ne rachetons aucun objet dont la vente ne serait pas autorisée.

Genève et l’Asie
Des objets rapportés de missions et de voyages
Les liens entre Genève et l’Asie sont anciens : négociants, horlogers qui exportaient vers la Chine dès le XIXe siècle, missionnaires, puis diplomates et fonctionnaires internationaux. Ces relations ont amené dans la ville une quantité importante d’objets asiatiques, souvent achetés sur place.
Certains sont de belles pièces anciennes, acquises auprès de marchands réputés ; d’autres sont des souvenirs de voyage plus modestes. Tous méritent d’être examinés avant d’être donnés ou vendus, car il n’est pas rare qu’un objet discret, rangé dans une vitrine, se révèle intéressant.
Les documents qui accompagnent ces objets, lettres, factures, photos de voyage, renforcent leur provenance : conservez-les précieusement.
Objets d’Asie que nous estimons
- Jades et pierres dures sculptées
- Porcelaines et céramiques
- Bronzes et cloisonnés
- Laques et objets de lettré
- Estampes et peintures
- Mobilier et paravents

Prudence
Un marché où l’on se trompe facilement
Le marché de l’art asiatique a connu, depuis une vingtaine d’années, une forte hausse portée par des collectionneurs chinois soucieux de rapatrier leur patrimoine. Cette demande a fait naître des résultats spectaculaires en ventes publiques, largement relayés par la presse. Elle a aussi entraîné une production massive de copies et d’imitations, parfois d’une qualité remarquable.
Conséquence : deux attitudes sont à éviter. La première consiste à croire que tout objet chinois ancien vaut une fortune ; la seconde, à se débarrasser rapidement d’objets jugés sans intérêt, alors qu’ils pourraient être de belles pièces. Seul un examen attentif permet de trancher.
Notre rôle est de vous donner un avis honnête, en distinguant ce que nous pouvons affirmer de ce qui relève de l’hypothèse. Lorsque nous estimons qu’un objet pourrait être important, nous vous conseillons de le soumettre à un spécialiste reconnu avant toute vente, plutôt que de vous faire une offre hâtive.
Cette prudence vous protège, et elle nous protège aussi : elle est la condition d’une relation de confiance durable.
Questions fréquentes
Ma porcelaine porte une marque de règne, est-elle ancienne ?
Pas nécessairement. Les marques de règne ont été très souvent reproduites sur des pièces plus tardives. C’est l’ensemble de la pièce, pâte, glaçure, décor, forme, qui permet de la dater.
Comment savoir si ma statuette est en vrai jade ?
Seul un examen permet de le dire avec certitude. La densité, la fraîcheur au toucher et l’aspect de la surface donnent des indices, mais de nombreuses pierres ressemblent au jade.
Rachetez-vous des objets en ivoire ?
Nous vous indiquons ce que permet la réglementation pour chaque objet. Nous ne rachetons aucun objet dont la vente n’est pas autorisée.
Mes objets sont des souvenirs de voyage récents, ont-ils de la valeur ?
Souvent une valeur décorative modeste, sans que cela retire quoi que ce soit à leur valeur sentimentale. Nous vous le dirons honnêtement, et vous signalerons les éventuelles pièces plus intéressantes.
Faut-il un expert spécialisé pour l’art asiatique ?
Pour les pièces majeures, oui. Nous vous aidons à identifier celles qui méritent un tel avis. Pour la grande majorité des objets, notre estimation suffit à vous donner une vision claire de leur valeur.
Pouvez-vous estimer une collection entière ?
Oui, à domicile, pièce par pièce, avec un avis global sur l’ensemble. Nous repérons les objets qui méritent une attention particulière et vous indiquons ceux qui peuvent être vendus groupés.




