Commodes anciennes
Estimation et rachat de commodes anciennes à Genève
La commode est sans doute le meuble ancien le plus recherché aujourd’hui. Pratique, de taille raisonnable, elle trouve sa place dans une entrée, une chambre ou un salon, et s’accorde aussi bien avec un décor classique qu’avec un intérieur contemporain. C’est pourquoi elle reste très demandée, alors que d’autres meubles anciens plus volumineux ont perdu de leur attrait.
Mais toutes les commodes ne se valent pas. Entre une commode régionale en noyer du XIXe siècle, une commode de style Louis XV fabriquée vers 1900 et une commode d’époque Louis XVI estampillée, l’écart de valeur peut être considérable. Notre rôle est de vous dire précisément à quelle catégorie appartient la vôtre.
Nous estimons gratuitement vos commodes à Genève et dans les communes voisines, à domicile ou sur photos, et vous proposons un rachat si vous souhaitez vendre.

Typologie
Les grands types de commodes anciennes
La commode apparaît en France à la fin du XVIIe siècle et connaît son âge d’or au XVIIIe. Sous Louis XV, elle adopte une façade galbée, dite « en arbalète » ou « tombeau », des pieds cambrés, des marqueteries de bois de rose ou de fleurs et des bronzes rocaille. Sous Louis XVI, les lignes deviennent droites, les pieds fuselés ou en toupie, et le décor s’inspire de l’Antiquité.
Le Directoire et l’Empire privilégient l’acajou et les colonnes détachées ; la Restauration et Louis-Philippe adoptent des formes plus simples, souvent en acajou ou en bois clair. Parallèlement, chaque région développe ses propres modèles : commodes provencçales, lyonnaises, savoyardes, bernoises ou vaudoises, souvent en noyer massif.
Au XIXe siècle, tous ces styles sont largement reproduits, avec plus ou moins de talent.

Critères de valeur
Ce que nous regardons sur une commode
Nous observons d’abord la structure : bois du bâti, façon dont les côtés et les traverses sont assemblés, fonds de tiroirs, traces d’outils. Nous examinons ensuite le décor : qualité de la marqueterie ou du placage, finesse des bronzes, présence d’un plateau de marbre d’origine.
L’état compte beaucoup : placage complet ou lacunaire, bronzes d’origine ou remplacés, marbre intact ou cassé, tiroirs qui coulissent correctement. Une estampille d’ébéniste, frappée sur le montant arrière ou sous le plateau, est vérifiée avec soin.
Enfin, les dimensions jouent un rôle : les petites commodes, dites « sauteuses » ou de format réduit, sont particulièrement recherchées car elles se placent partout.
Points de vigilance
Commode d’époque ou commode de style ?
Les indices qui permettent de trancher.
- 1
Les fonds de tiroirs
Sur une commode du XVIIIe siècle, ils sont souvent en chêne ou en résineux, sciés de façon irrégulière, avec une teinte uniforme due au temps.
- 2
Les assemblages
Queues d’aronde irrégulières, taillées à la main, contre assemblages mécaniques réguliers sur les productions plus tardives.
- 3
Les bronzes
Ciselure fine et dorure au mercure sur les bronzes anciens ; fonte plus molle et dorure électrolytique sur de nombreuses copies.
- 4
L’usure
Elle doit être logique : plus marquée sur les bords des tiroirs, les poignées et le bas des pieds.
- 5
La cohérence d’ensemble
Un meuble composé d’éléments d’époques différentes, dit « marié », perd une partie de sa valeur.
Les commodes que l’on trouve souvent à Genève
Dans les appartements genevois, nous rencontrons fréquemment des commodes Louis-Philippe en acajou ou en noyer, héritées de familles installées de longue date ; des commodes régionales suisses en noyer massif, parfois à trois ou quatre tiroirs, robustes et bien construites ; des commodes de style Louis XV ou Louis XVI réalisées à la fin du XIXe siècle pour la clientèle bourgeoise ; et, plus rarement, de véritables commodes d’époque, parfois rapportées de France au gré des héritages. Chacune a son marché. Les commodes régionales en bon état sont appréciées pour leur authenticité et leur simplicité. Les commodes de style bien exécutées gardent une valeur décorative réelle. Les commodes d’époque de qualité intéressent collectionneurs et décorateurs.Le plateau de marbre : un détail qui compte
De nombreuses commodes françaises sont coiffées d’un plateau de marbre : brèche d’Alep, gris Sainte-Anne, rouge griotte, blanc de Carrare. Un marbre d’origine, bien ajusté au meuble, ajoute à sa valeur. Un marbre cassé et recollé reste acceptable, un marbre remplacé est un défaut mineur. Lors d’un déménagement, c’est souvent le marbre qui souffre : nous le déposons et le transportons séparément, à la verticale, pour éviter toute casse.Faut-il faire restaurer une commode avant de la vendre ?
Non. Un placage à recoller, une entrée de serrure manquante ou un tiroir qui force sont des défauts courants que nous chiffrons nous-mêmes. Une restauration faite à la hâte avant une vente, notamment un vernis brillant appliqué sur une patine ancienne, peut au contraire faire perdre de la valeur au meuble.
Entretien
Prendre soin d’une commode ancienne
Si vous conservez votre commode, quelques gestes suffisent à la préserver. Éloignez-la des radiateurs et des sources de chaleur, qui dessèchent le bois et font sauter le placage. Évitez l’exposition directe au soleil, qui décolore les bois précieux et les marqueteries. Pendant l’hiver genevois, lorsque le chauffage assèche l’air, un humidificateur dans la pièce limite les fentes.
Ne surchargez pas les tiroirs : leurs coulisses en bois s’usent. Dépoussiérez avec un chiffon doux et sec, et n’utilisez jamais de produit à base de silicone. Une cire d’abeille naturelle, appliquée en couche très fine une fois par an, entretient les meubles cirés.
Pour les bronzes, un simple dépoussiérage suffit : ne les frottez jamais avec un produit pour cuivre, qui enlèverait la dorure.
Commodes que nous rachetons
- Commodes d’époque XVIIIe et XIXe siècle
- Commodes de style de belle facture
- Commodes régionales suisses et savoyardes
- Petites commodes et commodes sauteuses
- Commodes Art déco et XXe siècle
- Chiffonniers et semainiers
Questions fréquentes
Comment savoir si ma commode est estampillée ?
L’estampille est généralement frappée au fer sur le haut d’un montant arrière, parfois sous le plateau de marbre. Elle est souvent peu lisible : envoyez-nous une photo en lumière rasante.
Une commode sans marbre vaut-elle moins ?
Certaines commodes n’ont jamais eu de marbre, avec un plateau en bois d’origine. Pour celles qui en avaient un, son absence réduit un peu la valeur, sans la détruire.
Rachetez-vous une commode seule ?
Oui. Une seule commode suffit pour une estimation et un rachat. Pour un premier avis, photographiez-la de face, de profil et de dos, puis ouvrez un tiroir pour montrer ses côtés et son fond : ces vues nous en disent souvent davantage que la façade.
Que faire si les clés sont perdues ?
Ce n’est pas un problème. Les serrures anciennes s’ouvrent en général facilement et des clés peuvent être refaites. Ne forcez surtout pas un tiroir verrouillé : vous risqueriez d’abîmer la façade ou le placage autour de l’entrée de serrure.
Une commode de style a-t-elle de la valeur ?
Oui, si elle est bien exécutée. Sa valeur est décorative plutôt que patrimoniale, mais elle reste souvent intéressante. Certaines maisons du XIXe siècle ont produit des copies d’une très grande qualité, avec des marqueteries et des bronzes soignés, qui sont aujourd’hui recherchées pour elles-mêmes.
Comment la commode est-elle transportée ?
Le marbre est déposé et transporté à part, les tiroirs sont bloqués ou retirés et le meuble est emballé dans des couvertures de protection. Dans les immeubles anciens aux escaliers étroits, fréquents dans la Vieille-Ville ou à Plainpalais, nous venons à deux et protégeons les murs et les rampes de la cage d’escalier.



